Auto-bondage

L'auto-bondage est l'art de pratiquer le bondage sans partenaire. C'est-à-dire s'attacher soi-même dans l'objectif de ressentir du plaisir sexuel.



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BDSM - Pratique sexuelle

L'auto-bondage (ou self-bondage) est l'art de pratiquer le bondage sans partenaire. C'est-à-dire s'attacher soi-même dans l'objectif de ressentir du plaisir sexuel (ou juste le plaisir d'être attaché). Lors de la pratique de l'auto-bondage, il est envisageable d'utiliser des mécanismes pour que une, deux, trois (voire plus) personnes restent attachées durant une période donnée (le mécanisme libérera les personnes attachées une fois le temps imparti écoulé). Comme l'auto-bondage se pratique le plus fréquemment seul, on peut relever certaines différences comparé à un bondage conventionnel :

La pratique de l'auto-bondage est aussi caractérisée par l'expérience et l'ingéniosité : la possibilité d'imaginer et de créer de nouvelles positions est un autre facteur d'excitation et augmente les risques.

Les risques de l'auto-bondage

L'auto-bondage est reconnu comme une pratique plus dangereuse que énormément d'autres comme le bondage simple ou le BDSM — en particulier quand il est pratiqué combiné avec l'asphyxie autoérotique — et on compte de nombreuses morts l'ayant pour cause. On estime le nombre de morts ayant pour cause l'asphyxie autoérotique entre 500 et 1000 par ans aux USA et une grande part de ces asphyxies fatales étaient couplées à de l'auto-bondage. Certaines rumeurs racontent par exemple que c'est là la cause de la mort du chanteur de rock Michæl Hutchence.

L'auto-bondage comprend l'ensemble des risques d'une restriction physique prolongée et du bondage en y ajoutant le fait que si quelque chose se passe mal, il n'y a personne pour vous aider. A titre d'exemple, si la circulation sanguine vient à être coupée, le mécanisme de secours prévu pourrait ne pas fonctionner.

En dépit de ces risques, énormément de pratiquants insistent sur le fait que l'auto-bondage peut-être pratiqué dans de bonnes conditions de sécurité si on garde en tête l'idée de prendre un minimum de risques. Les règles de sécurité les plus communes sont les suivantes :

Le Bondage strict et le bondage sensuel

On peut distinguer deux sortes d'auto-bondage : le strict et le sensuel. L'auto-bondage sensuel sert à se détacher immédiatement et simplement, si besoin est . A titre d'exemple, la clef des menottes peut être positionnée juste à côté ou les cordes peuvent être lâches et — ou — volontairement mal attachées; l'objectif premier étant la sensation d'immobilité et d'incapacité à se mouvoir.

Au contraire, pour l'auto-bondage strict, il n'est pas envisageable de se détacher pendant une certaine période et le bondagé (/la bondagette) est contraint de rester attaché tant que le mécanisme donnant la possibilité la libération ne s'est pas enclenché; dans l'incapacité de se libérer même en le voulant. Par conséquent, l'auto-bondage strict est potentiellement plus dangereux et certains le pratiquent pour la grande sensation d'impuissance qu'il procure.

Il existe un entre-deux, quelques fois recommandé car il est un bon compromis entre la sécurité du sensuel et la sévérité du strict. Ce troisième moyen est de cacher l'objet servant de "mécanisme" de libération (la clef, le couteau, etc... ) dans un lieu accessible immédiatement mais qui demande une contrepartie si on cherche à l'utiliser. A titre d'exemple, les clefs peuvent être mises dans un pot de peinture. Le bondagé (/la bondagette) peut se libérer immédiatement si indispensable (incendie, nombre trop important de crampes, arrêt de la circulation sanguine, ... ). En contrepartie, la peinture devra être nettoyée. Ce désagrément aidera la personne à attendre que le mécanisme de libération s'active si par hasard il s'ennuyait ou trouvait la position inconfortable.

Mécanismes de libération

Il existe de nombreux moyens, en auto-bondage, de ne permettre la libération qu'au bout d'un certain temps. Il existe une grande variété de compromis entre la facilité d'utilisation, la fiabilité, la précision du timing, le coût, etc.... Il est indispensable d'avoir à sa disposition divers moyens fonctionnels, pour assurer sa propre sécurité.

Si ce principe peut paraitre compliqué, il est envisageable de mettre la glace contenant les clés dans un récipient posé sur le sol.

Difficultés

L'auto-bondage ne comporte qu'une seule vraie difficulté, qui est de s'attacher soi-même les mains : on ne peut pas se les lier soi-même en faisant un nœud, ni par n'importe quel autre moyen de ce type. Pour se lier les mains, il existe deux moyens :

Positions

L'auto-bondage propose une illimitété de positions différentes. En voici quelques-unes parmi les plus courantes (ces positions sont toutes aussi valables en bondage normal et en BDSM)  :

Une position complexe de hogtie en bondage

Équipement

Bien que la majorité du temps l'auto-bondage ne requiert rien de spécial et peut être pratiqué en utilisant un équipement ordinaire et assez aisé à trouver, quelques produits pour les auto-bondageurs (/bondageuses) ont fait leur apparition sur le marché (en particulier aux États-Unis).

Article connexes

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