Fessée

La fessée est un châtiment corporel consistant en une série de claques ou de coups administrés sur les fesses. Elle est principalement infligée aux enfants ainsi qu'aux adolescents.



Catégories :

BDSM - Pratique sexuelle - Punition scolaire

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  • La fessée est une petite tape qu'on peut donner sur la fesse de son partenaire... ou de coups administrée sur les fesses à main nue ou avec un instrument..... fessée gay, fessee nue, fessee, fessée érotique, fessee erotique... (source : paperblog)
Représentation médiévale d'un écolier fessé aux verges.

La fessée est un châtiment corporel consistant en une série de claques ou de coups administrés sur les fesses. Elle est principalement infligée aux enfants ainsi qu'aux adolescents. Cette pratique est interdite dans les établissements d'enseignement de nombreux pays.

La fessée est aussi une pratique érotique, quelquefois classée dans les perversions sexuelles, qui relève du sado-masochisme.

Instruments pouvant servir à administrer une fessée

Dessin humoristique de 1860.
La fessée
Photo de Giorgio Conrad

Divers instruments ont été ou sont employés pour administrer une fessée :

France

Selon une enquête de l'Union des familles d'Europe réalisée en 2006/2007, si les gifles et les martinets sont en régression, la fessée est plutôt en hausse. [1]


États-Unis

Dans plusieurs États des États-Unis[2] (21 en 2008) il est toujours permis de frapper les enfants dans les écoles, avec des planches par exemple[3] :


"Aux États-Unis, la fessée se pratique toujours dans les écoles de 21 États sur 50, généralement au moyen d'une planche de 50 centimètres de longueur, 9cm de largeur et 2cm d'épaisseur (la «palette»). Des enfants de 5 ou 6 ans sont battus avec cet instrument au point d'en avoir fréquemment les fesses contusionnées. Vingt-huit États, par contre, ont banni cette pratique. " [4]


Pays ayant interdit toute violence éducative (en octobre 2008)

  • Suède Suède (1979)
  • Finlande Finlande (1983)
  • Norvège Norvège (1987)
  • Autriche Autriche (1989)
  • Chypre Chypre (1994)
  • Italie Italie (1996)
  • Danemark Danemark (1997)
  • Lettonie Lettonie (1998)
  • Croatie Croatie (1999)
  • Bulgarie Bulgarie (2000)
  • Allemagne Allemagne (2000)
  • Israël Israël (2000)
  • Islande Islande (2003)
  • Ukraine Ukraine (2004)
  • Roumanie Roumanie (2004)
  • Hongrie Hongrie (2005)
  • Grèce Grèce (2006)
  • Pays-Bas Pays-Bas (2007)
  • Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (2007)
  • Portugal Portugal (2007)
  •  Uruguay (2007)
  • Venezuela Venezuela (2007)
  • Espagne Espagne (2007)
  • Costa Rica Costa Rica (2008)

Selon l'observatoire de la violence éducative [5].

Conséquences psychologiques

Les conséquences de la fessée sont fréquemment discutées. Certains disent que «ça n'a jamais tué personne» mais d'autres disent que les conséquences ne sont pas immédiates et se répercutent à l'âge adulte, comme Alice Miller qui dénonce cette pratique, en expliquant qu'on a appris à nier la souffrance qui en résulte et par conséquent qu'on croit toujours que c'était fait pour notre bien et qu'il n'y avait pas de conséquences néfastes à cet acte :

"Il faut cesser de se servir des enfants comme d'un exutoire, servant à se défouler légalement des affects accumulés. On croit toujours fréquemment que de "légères" humiliations, du type claques ou fessées seraient inoffensives. Car, tout comme pour nos parents, cette idée nous a été inculquée particulièrement tôt dans notre enfance. Elle aidait l'enfant battu à minimiser sa souffrance, et par là, à la supporter. Mais sa nocivité se révèle exactement par cette large acceptation : puisque cela était supposé "ne pas faire de mal", à chaque génération des enfants ont subi ces humiliants traitements, et , qui plus est , ont jugé juste et normal de recevoir des coups. Paradoxalement, dans leur effort d'empêcher leurs enfants de devenir délinquants, les parents leur ont enseigné la délinquance en leur livrant des modèles violents. " [6]


La fessée dans la littérature

Jean-Jacques Rousseau évoque au premier livre des Confessions la fessée que lui a donnée mademoiselle Lambercier et qui eut l'effet inattendu de lui faire découvrir l'érotisme. Comme elle s'était bien gardée de recommencer, vu le résultat obtenu, il chercha ailleurs et , rapporte-t-il, «j'avais avec une petite mademoiselle Goton des tête-à-tête assez courts, mais assez vifs, dans lesquels elle daignait faire la maîtresse d'école». Rousseau se sert d'allusions mais n'emploie jamais le mot «fessée» ; avec mademoiselle Lambercier c'était «la punition des enfants». Cet épisode a fait dire à Jean Cocteau : «Le derrière de Rousseau est-il le soleil de Freud qui se lève ? J'y verrais plutôt le clair de lune romantique[7]».

Dans les années 1950, la littérature enfantine n'hésitait pas à faire rire ses lecteurs aux dépens d'un garnement ou d'une chipie recevant une fessée bien méritée. Les histoires de Donald Duck datant de cette époque se terminent fréquemment par une vignette montrant l'irascible canard en train d'administrer une fessée à ses neveux (qui l'ont d'ailleurs bien méritée) ou courant après eux dans ce but. Une histoire drôle peut même se terminer par une fessée, comme dans un épisode de Sylvie paru dans les Bonnes Soirées.

Représentations de la fessée dans l'art

La fessée est aussi une pratique érotique, et on en trouve la trace dès l'Antiquité (on peut citer à titre d'exemple des fresques retrouvées à Pompéi et des romans comme le Satyricon de Pétrone). La fessée est fréquemment présente dans la littérature érotique.

La fessée est représentée dans une célèbre toile de Max Ernst, la Vierge corrigeant l'Enfant Jésus (1926). La Fessée est un film érotique français de Claude Bernard-Aubert (avec Antoine Fontaine, Emmanuelle Parèze, Danielle Altenburger, Marie-Christine Chireix, Massimo Del Arte... ) sous-titré La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon, Maître-Fesseur (1976). La fessée est une chanson de Georges Brassens (1966).

Une des œuvres rédigées de Pierre Gripari s'intitule Le marchand de fessées. Dans cette histoire, un marchand de fessées a la malchance de vivre dans un pays où les enfants ne font jamais de bêtises et où les parents ne punissent jamais leur enfants. Ce qui fait que personne ne lui achète jamais une seule fessée. Pour tout autant, le marchand de fessées n'a pas dit son dernier mot.

Milo Manara a illustré une œuvre érotique de Jean-Pierre Enard, intitulée L'Art de la fessée.

En 1934, Walter Lantz réalisa un dessin animé intitulé Le Renard et le Lapin. Dans ce dessin animé, un lapereau quitte son école et se retrouve aux prises avec un renard. Seule l'intervention de sa mère lui sauvera la vie. À la fin, la mère et son fils tous deux assis sur un tronc d'arbre abattu rient en voyant le renard s'enfuir poursuivi par un essaim d'abeilles. Mais au bout d'un moment, les sourcils froncés, se souvenant de la désobéissance de son fils, la mère le couche sur ses genoux sans crier gare, déboutonne sa salopette rouge et lui donne une fessée pour le punir de sa mauvaise conduite.


Pratique érotique de type sado-masochiste

Instrument SM.

Certains adeptes pratiquent la fessée comme jeu érotique. Elle peut être administrée par-dessus les vêtements, par-dessus les sous-vêtements, ou sur les fesses dénudées selon le degré de douleur ou d'humiliation recherché.

Elle apparaît comme l'un des degrés du jeu sado-masochiste entre adultes. Elle peut être effectué dans le cadre d'un couple, l'homme ou la femme pouvant être fessé, ou même dans le cadre d'un jeu en présence d'adultes consentants, sans rapport sexuel explicite. Fréquemment inspirée par l'éducation anglaise, la fessée érotique (en Anglais Spanking) a ses positions et ses instruments. Instruments pour la fessée : La main en est l'instrument le plus simple. Elle permet un contrôle précis mais n'est pas adapté aux fessées de longue haleine, celui ou celle qui la donne souffrant aussi.

Puis vient le paddle, instrument constitué par un manche relié à une partie plate et rigide créant une large zone d'impact, d'environ 10 cm sur 5 cm. Celle-ci peut être simplement le dos d'une brosse à cheveux, une raquette de ping-pong, ou fait de bois comme une petite planche à découper. Elle est quelquefois percée de trous pour pouvoir être donnée plus rapidement. Le paddle est utilisé la majorité du temps sur une fesse à la fois, et il faut par conséquent alterner les coups sur chaque fesse pour équilibrer la sensation. Il produit une douleur d'impact relative, une chaleur s'accumulant avec la fréquence des coups et un son sec.

La strap est de forme identique au paddle mais en matériaux semi-souples, cuir ou caoutchouc. Elle permet, par sa souplesse d'atteindre les deux fesses en même temps. La zone d'impact est longue, quelquefois 15 à 20 cm sur 5 à 10 cm. Sa souplesse donne de la vitesse à l'impact, est elle est bien plus douloureuse à recevoir que le paddle. Être fessé avec une strap demande de la volonté ou de la soumission pour ne pas bouger après l'impact, la douleur génèrée étant suffisamment forte pour entrainer des mouvements réflexes. L'expérience du fesseur devient alors importante, comme avec les instruments suivants. Il doit préparer psychologiquement la personne, pour que celle-ci subisse sans bouger les coups.

Un instrument plus douloureux toujours est la tawse, la majorité du temps fabriqué avec une poignée reliée à deux languettes de cuir ou de caoutchouc de quelques centimètres de largeur et d'environs 25 cm de longueur. Elle est d'origine écossaise. Parce que la zone d'impact est plus petite, de l'ordre de 3 à 10 cm², la douleur est bien plus vive, caractérisée par une brûlure à l'impact avec une résilience de 30 secondes à peu près. Les marques sont nettes et restent plusieurs heures. La tawse est un instrument qui peu générer mouvement et cris pour celui ou celle qui la subit, et elle doit être utilisée avec expérience.

Enfin la canne anglaise, sorte de bambou d'environ 6 à 10 mm de diamètre, est utilisée pour les fessées érotiques à intensité particulièrement forte. Reçue par série, jusqu'à quelquefois 100, elle est particulièrement douloureuse et laisse des zébrures nettes caractéristiques sur les deux fesses. Il convient pour l'administrer de faire prendre à la personne une position fixe, soit penchée au dessus du dossier d'une chaise, les mains tenant l'assise, soit penchée en se tenant les chevilles, soit debout main sur la tête jambe écartées. Ces tenues étant nécessaires pour que la personne ne bouge pas, l'unique zone pouvant être frappée à la canne sans danger étant le postérieur. L'intensité de chaque coup de canne peut être dosée, et la douleur ressentie peut être proche de celle ressentie lors de l'utilisation du paddle pour des légers coups ainsi qu'à celle ressentie par l'action d'un fouet pour les coups sans retenue. Il s'agit la majorité du temps d'un instrument de conclusion.

Le plaisir de la fessée érotique réside dans différents éléments. Généralement, l'intensité ressentie diminue avec la durée de la punition grâce à la montée salvatrice d'endomorphine. C'est la principale raison pour laquelle les amateurs vont du plus faible au plus cinglant des instruments et sont capables de supporter en fin de session érotique des coups de canne sur un fessier qui parait déjà particulièrement marqué. L'expérience montre que les marques rouges et les sensations ne perdurent que quelques heures dans la majorité des cas.

La soumission à celui qui donne la fessée est un autre aspect du plaisir, car cela demande une pleine confiance, et être bien fessé va toujours avec un fesseur d'expérience. Le fesseur recherche cette soumission absolue, c'est le plaisir qu'il tire de la fessée.

Enfin l'humiliation génèrée par la situation est au cœur du plaisir de la fessée érotique. Certains amateurs recherchent des scénarios spécifiques : professeur-élève, homme mûr-jeune fille, bourgeoise-étudiant... C'est la majorité du temps dans ce cadre que sont effectués les fessées sans rapport sexuel, organisées par des adultes consentant avec quelquefois des témoins oculaires présents pour augmenter l'humiliation subie.

Bibliographie

  • Alexandre Dupouy, Anthologie de la fessée et de la flagellation, La Musardine, 2002.
  • Olivier Maurel, La fessée, 100 questions-réponses sur les châtiments corporels, La Plage Éditions, 2004.
  • Jacques Serguine, Éloge de la fessée, Gallimard, Folio, 1976.

Notes et références

Liens externes

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