Soupeur

Le terme soupeur est un mot d'argot désignant plusieurs pratiques sexuelles déviantes, pratiquées le plus souvent par des hommes, et ayant comme principal caractéristiques l'attrait pour les sécrétions d'autres hommes.



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Paraphilie - Attirance sexuelle - Pratique sexuelle

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  • On désignait du terme " soupeur " les habitués des maisons closes qui... Ainsi, sur ce site, un soupeur est un vicieux qui consomme à même le sexe.... (source : cocoledico)

Le terme soupeur est un mot d'argot désignant plusieurs pratiques sexuelles déviantes (paraphilies), pratiquées le plus souvent par des hommes (le plus fréquemment homosexuels), et ayant comme principal caractéristiques l'attrait pour les sécrétions d'autres hommes.

Le terme soupeur sert à désigner ainsi dans un premier temps des individus qui éprouvent du plaisir à manger de la nourriture imbibée de l'urine d'autrui, surtout du pain abandonné volontairement dans des urinoirs publics (vespasiennes) puis récupéré pour être consommé (il était quelquefois attaché par une ficelle). Cette pratique était surtout répandue à Paris durant l'après-guerre, et on y trouve plusieurs références dans la littérature populaire de l'époque[1].

Actuellement, il arrive toujours qu'on trouve de gros croûtons de pain abandonnés dans certains urinoirs publics ou semi-publics (bars, gares... ), mais il est complexe d'en savoir les causes...


On a aussi désigné par ce mot des individus fréquentant les maisons de prostitution, et qui prenaient plaisir à consommer le plus souvent à même le sexe féminin la semence abandonnée par les clients qui ont précédé. D'autres appellations existent pour qualifier cet acte, comme "faire dînette".

Dans son autobiographie One two two[2], l'ex-prostituée Fabienne Jamet évoque ainsi cette pratique : «A l'époque où je dirigeais le 122, j'avais un soupeur qui me prenait trente à quarante foutres à chaque visite». [3]

Dans la littérature

«Et je te cause pas de mon vieux fonds de vicelards, des pères fouettards, ni des soupeurs... J'avais rien à redire là-dessus.»

Albert Simonin, Touche pas au grisbi, 1953, p. 179

Voir aussi

Bibliographie

Notes et références

  1. Les Vespasiennes étaient connues au cours de la première moitié du XX° siècle pour être des lieux de rencontre d'homosexuels marginaux et de pervers, raison pour laquelle elles furent presque toutes démolies, surtout à Paris.
  2. le One-two-two, établi au 122, rue de Provence, fut une des plus célèbres maisons closes de Paris.
  3. Fabienne Jamet, One Two Two, Olivier Orban, 1975, p. 45.


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